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En espérant que vous apprécierai!

Mouvement des Jeunes Communistes du Québec

Appel aux jeunes pour le 1er mai

«Le communisme n’enlève à personne le pouvoir de s’approprier des produits sociaux: il n’ôte que le pouvoir d’asservir le travail d’autrui à l’aide de cette appropriation»

- Karl Marx et Friedrich ENgels, in Le Manifeste du Parti communiste, traduit par Laura Marx (Lafargue), Librio intégral, page 46

«Il y a eu des sociétés qui se sont tirées d’affaires sans lui (l’État), qui n’avaient aucune idée de l’État et du pouvoir d’État. À un certain stade de développement économique, qui était nécessairement lié à la division de la société en classes, cette division fit de l’État une nécessité. Nous nous rapprochons maintenant à pas rapides d’un stade de développement de la production dans lequel l’existence de ces classes a non seulement cessé d’être une nécessité, mais devient un obstacle positif à la production. Ces classes tomberont aussi inévitablement qu’elles ont surgit autrefois. L’État tombe inévitablement avec elles. La société, qui réorganisera la production sur la base d’une association libre et égalitaire des producteurs, relèguera toute la machine d’État là où sera dorénavant sa place: au musée des antiquités, à côté du rouet et de la hache de bronze.»

- Friedrich Engels, in L’Origine de la Famille, de la Propriété privée et de l’État, tiré de V. I. Lénine, Oeuvres complètes, L’État et la révolution, tome 25, page 427

Les gens qui s’intéressent le moindrement au progrès politique et social ont lu peut-être mille fois ces écrits des classiques du communisme. Mais combien se sont vraiment arrêtés sur le sens profond de ces thèses?

Il est bien sûr difficile de parler de l’état du monde après l’État. Cette idée apparaît comme un rêve infantile. La première réaction du travailleur, en considérant une telle chose, est de s’en remette au mythe qu’il aura toujours besoin d’un État pour gérer les différents, les abus, les chicanes de toute genre, les conflits petits et grands, etc. On oublie ou on ne sait pas que l’État n’a pas toujours existé et qu’il deviendra aussi obsolète que l’est aujourd’hui la sauvagerie ou la société gentilice. Mais comment?

Je me propose d’expliquer ici ce passage entre la société communiste et la société postcommuniste, i.e. la société autogérée, sans État. Il est important de se pencher aujourd’hui sur cette question parce que le travailleur et la travailleuse sont parfaitement capables de comprendre et d’assimiler les notions essentielles du mouvement historique qui verra infailliblement naître la société sans État engendrée par le communisme.

D’abord qu’est-ce que l’État? Engels explique très clairement ce que n’est pas l’État et ce qu’il est réellement:

«L’État n’est pas un pouvoir imposé du dehors à la société : il n’est pas davantage ‘la réalité de l’idée morale’, ‘l’image et la réalité de la raison’, comme le prétend Hegel. Il est bien plutôt un produit de la société à un stade déteminé de son développement; il est l’aveu que cette société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même, s’étant scindée en oppositions inconciliables qu’elle est impuissante à conjurer. Mais pour que les antagonistes, les classes aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en une lutte stérile, le besoin s’impose d’un pouvoir qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l’«ordre»; et ce pouvoir, né de la société, mais qui se place au-dessus d’elle et lui devient de plus en plus étranger, c’est l’État».

Friedrich Engels, in L’Origine de la Famille, de la Propriété privée et de l’État, tiré de V.I. Lénine, Oeuvres complètes, L’État et la révolution, tome 25 pp. 418-419

Plus encore…

«Dès qu’il n’y a plus de classe sociale à tenir dans l’oppression; dès que, avec la domination de classe et la lutte pour l’existence individuelle motivée par l’anarchie antérieure de la production, sont éliminés également les collisions et les excès qui en résultent, il n’y a plus rien à réprimer qui rende nécessaire un pouvoir de répression, un État. Le premier acte dans lequel l’État apparaît réellement comme représentant de toute la société – la prise de possession des moyens de production au nom de la société -, est en même temps son dernier acte propre en tant qu’État»

- Friedrich Engels, in Anti-Dühring, «Monsieur E. Dühring bouleverse la science», tiré de V. I. Lénine, Oeuvres Complètes, L’État et la révolution, tome 25 pp. 428-429

Il faut donc retenir de ces textes que :

L’État est né des contradictions de classes et disparaîtra avec la disparition des contradictions de classes, i.e. avec la disparition de la société de classes.

Depuis son apparition, l’État a toujours été, est, et sera toujours un appareil de répression au service de la classe dominante, i.e. la classe au pouvoir.

L’État est nécessaire à la classe qui domine pour estomper les conflits, réguler l’état des relations sociales et réprimer jusqu’à la force tout tentative d’insubordination contre le pouvoir de la classe dominante.

L’État est donc nécessaire aussi à la classe ouvrière au pouvoir, la classe dont il protège les intérêts, pour réprimer jusqu’à la force toute tentative d’insubordination contre son pouvoir.

Contrairement aux capitaliste qui ont besoin d’exploiter les ouvriers pour s’emparer du capital qui, comme Marx l’explique dans le Manifeste du Parti communiste, est «une puissance sociale» usurpée aux travailleurs à des fins «personnelles», les ouvriers ont ceci de particulier qu’ils constituent la classe la plus avancée de l’humanité et n’ont nul besoin ni ne peuvent exploiter quiconque pour sauvegarder leurs intérêts. L’État ouvrier aura donc pour tâche de détruire tout l’ancien ordre capitaliste, le réduire en cendres, et prendre les mesures qui s’imposent pour transférer à la population toute la gestion de production et de distribution, sous contrôle ouvrier, et dans les meilleures conditions possibles.

Lorsque tout danger de retour en arrière, de contre-révolution, est définitivement écarté, l’État ouvrier, ayant transférer tous les moyens de production et de distribution à la société, il n’y a donc plus de classe à opprimer ou réprimer, l’État devient superflue et s’éteint.

Cette magnifique théorie n’est pas qu’une simple vision de l’esprit, elle prend racine dans le mouvement historique de la lutte des classes et émane de l’expérience et de l’étude scientifique de ces luttes qui ont si radicalement transformé la société humaine depuis sa première division en classes de citoyens libres et esclaves des temps anciens, jusqu’à l’époque actuelle des impérialistes et des salariés, à l’échelle planétaire.

Lorsque qu’à la suite de révolutions planétaires concertées et victorieuses, la société perdra son caractère de classe, il tombe parfaitement sous le sens que le gouvernement des personnes fasse place à une société de personnes libres et associées dans l’administration des choses. Tout système de répression devenu obsolète, tout appareil de répression devenu inutile, l’État, étant justement, et rien d’autre qu’un appareil de répression, disparaîtra comme la flamme après avoir consumer toute la chandelle.

Poursuivons maintenant sur cette thèse d’Engels :

“L’intervention d’un pouvoir d’État dans les rapports sociaux devient superflue dans un domaine après l’autre, et entre alors naturellement en sommeil. Le gouvernement des personnes fait place à l’administration des choses, à la direction des opérations de production. L’État n’est pas “aboli”, il s’éteint”

- Friedrich Engels, in Anti-Dühring, «Monsieur E. Dühring bouleverse la science», tiré de V. I. Lénine, Oeuvres Complètes, L’État et la révolution, tome 25 pp. 428-429

On ne parle pas beaucoup de ces choses avec les travailleurs. Et quand on en parle, on le fait comme s’il s’agissait d’une époque lointaine, vague et peu importante qu’on ne vivra pas de toute façon et sur laquelle il n’est nullement nécessaire d’élaborer. Et pourtant, il s’agit bien là du motif premier, du but premier du révolutionnaire, du communiste. Le but ultime du communiste, non pas les buts immédiats, mais le but ultime, est véritablement la liberté la plus complète de l’individu, associé aux autres individus de la société, où chacun contribuera selon ses capacités individuelles et recevra selon ses besoins individuels.

Il peut parraître difficile pour les travailleurs aujourd’hui, qui ont été éduqués sous le joug d’un État et avec l’habitude d’être gouverner, de concevoir une société où il n’y a pas d’État et pas de gouvernement. De concevoir une association, complexe et fonctionnelle, de personnes libres dont le bien-être de chacun, l’essor culturel de chacun, l’éducation scientifique de chacun, etc., est la condition essentielle du bien-être, de l’essor culturel et de l’éducation scientifique de tous. Bien sûr que ces gens du futur, auront une mentalité complètement différente de celle qui prévaut aujourd’hui et nous accable individuellement et socialement. Imaginez un instant que chaque individu de la société se préoccupe du bien-être de l’autre, du voisin comme de celui qui habite de l’autre côté du Globe. Croyez-vous que l’individu vivant dans une telle société aurait à se préoccuper de son propre bien-être ? Sûrement pas n’est-ce pas ?

“Utopie !”, s’empresseront de crier nos détracteurs.

Nous répondrons que, ce que nous concevons comme utopique c’est de croire qu’en l’état actuel des choses, nous saurions sauvegarder les intérêts humains pour les générations futures, d’une vie saine sur une planète saine. Nous répondrons que, ce que nous concevons comme utopique c’est de croire qu’on peut faire mieux avec les mêmes vieilles méthodes capitalistes de gestion des choses.

Nous dirons même qu’il est naïf de croire que des individus éduqués dans l’individualisme bourgeois, séparés des autres individus éduqués de la même façon, par mille écueils de confusion, de méfiance, de peur, de haine et d’apathie, pourront se doter d’une meilleure gestion de leur société humaine sans qu’ils aient d’abord à révolutionner en profondeur et drastiquement l’état actuel des choses pour créer une société nouvelle, un nouvel humain, plus apte à répondre aux exigences de l’humanité toute entière qui frappe à nos portes et nous implore aujourd’hui de prendre les mesures qui s’imposent.

Le révolutionnaire communiste est un être hybride, évidemment éduqué dans la réaction mais équipé de la plus haute connaissance théorique et pratique du monde ainsi que d’une propension à aider, à faire une différence. Il est, comme le disait Che Guevara «au risque de paraître ridicule» à une assemblée du Parti Communiste de Cuba peu après la victoire des forces rebelles, «…mue par un grand sentiment d’amour».

Enfin, exprimons-nous, communistes, notre enthousiasme envers l’être humain, et surtout envers le travailleur et la travailleuse. La plus grande confiance nous habite en pensant à ces millions d’individus qui, par leur position sociale, de classe, sont ceux et celles qui ont pour tâche aujourd’hui même, d’atteindre les objectifs les plus élevés de l’humanité.

Pour terminer, je paraphraserai Karl Marx qui disait un jour que lorqu’apparaît clairement à un être humain la meilleure façon de faire progresser l’humanité, aucun obstacle ne saurait l’arrêté.

Être un communiste c’est adopter une philosophie axée sur l’avenir en agissant fermement sur le présent, c’est penser globalement et agir localement, briser les chaînes qui entravent la marche de l’humanité et envisager l’avenir avec enthousiasme et optimisme.

Claude Vallée

QS demande la révocation de l’ambassadeur mexicain

Montréal, le 3 avril – La porte-parole de Québec solidaire Françoise David appuie les revendications des groupes de femmes et des organisations de défense des droits humains qui réclament la révocation de M. Barrio Terrazas de ses fonctions d’ambassadeur du Mexique au Canada.

« La nomination de M. Terrazas est absolument inacceptable, compte tenu de ses propos disgracieux à l’égard de ces milliers de femmes qui ont été agressées, enlevées, torturées ou carrément assassinées au cours des dernières années à Ciudad Juarez, au Mexique.  Rappelons que le nouvel ambassadeur, à l’époque gouverneur de l’État du Chihuahua, avait déclaré que ces meurtres  étaient naturels, parce que les victimes « portaient des mini-jupes ».  Au nom de toutes ces victimes, M. Tavarres doit impérativement être retiré », a lancé la porte-parole.   Jusqu’à présent, aucun présumé responsable de ces massacres n’a été poursuivi en justice.  De fortes odeurs de corruption entachent le processus judiciaire.

« À l’instar des groupes de femmes et des organisations de défense des droits humains, nous demandons également au gouvernement canadien d’exercer son devoir de vigilance à l’égard de la situation préoccupante des droits humains au Mexique, un partenaire privilégié et de déclarer Javier Barrio Terrazas persona non grata », a conclu Françoise David.

Québec Solidaire

Colombie-Canada: Sacrifier les droits humains pour le commerce!?

Je suis un Québécois actuellement délégué du Comité de solidarité avec la Colombie du Regroupement Autonome des Jeunes (une organisation jeunesse existant depuis plus de 25 ans).

Nous avons appris récemment que le gouvernement Harper allait enclencher le processus pour le traité de libre-échange Canada-Colombie, un traité qui aurait pour conséquence de légitimer un gouvernement qui bafoue les droits humains et qui est décrié par des organisations internationales telles Human Rights Watch et Amnistie internationale.

Je travaille avec plusieurs organisations de droits humains en Colombie et ce traité de libre-échange saboterait grandement nos efforts. Le gouvernement Uribe n’a aucun respect pour les droits humains et j’ai été témoin du laxisme à cet égard, quand ce n’était pas des violations du gouvernement lui-même, qui, selon Human Rigths Watch, a commis plus d’exactions en une année qu’il y en a eu au Chili sous la dictature de Pinochet. 40% des membres du Congrès sont actuellement sous enquête ou emprisonnés pour avoir des liens avec les paramilitaires, des milices d’extrême droites qui menacent et assassinent des paysans pour voler leurs terres, ainsi que les opposants politiques du gouvernement.

Loin de combattre les assassinats politiques, le gouvernement participe à l’impunité en faisant traîner les enquêtes et processus judiciaires. Ce fut le cas dans l’affaire, toujours irrésolue, de Jhonny Silva, cet étudiant assassiné en pleine grève par la police en 2005. Le gouvernement a fait traîner le procès en changeant 9 fois de juge, l’enquête fut finalement abandonnée, faute de fonds. Pour ajouter de l’huile sur le feu, le président Uribe, le gouvernement, les forces de l’ordre et les médias stigmatisent les étudiants, n’hésitant pas à les qualifier de terroristes de la guérilla, ce qui a pour effet de les donner en cible aux milices paramilitaires. Ce fut le cas de Diego Marin, leader étudiant, qui, quelques semaines après s’être fait traiter de « terroriste » par le président lui-même, dût s’exiler en Norvège à cause de menaces de mort.

J’ai vu également des étudiants qui n’ont pas vu leur famille depuis des années parce qu’ils doivent se cacher des paramilitaires qui les ont menacés à mort. D’autres furent assassinés quelques jours après notre rencontre. Je ne compte plus le nombre de déplacés que je croise sur ma route à Bogotá qui auparavant possédaient une ferme et qui, aujourd’hui, en sont à mendier dans les rues pour nourrir leur famille. Le gouvernement s’en lave les mains traitant ces personnes de « terroristes en civil », afin de légitimer leur mort ou leur misère.

C’est pour ces considérations que le Congrès américain a bloqué l’adoption de ce traité malgré l’insistance de George W. Bush et que Barack Obama refuse de s’engager dans un tel traité. La Norvège a également fait marche arrière pour les mêmes raisons.

Pendant ce temps, notre organisation, le RAJ, tente de faire une tournée de sensibilisation et nous sommes toujours en attente d’une réponse de l’ambassade du Canada en Colombie pour obtenir les visas des conférenciers colombiens. Le délai normal de traitement d’une telle demande est dépassé de beaucoup. Nous avons appris aujourd’hui que cette même ambassade a effectué une tournée d’appels pour convaincre les députés de la chambre des communes d’appuyer le projet de traité de libre-échange. Néanmoins, le Bloc Québécois et le NPD ont déjà pris leur responsabilité en s’opposant à cet accord. Ce seront donc les députés libéraux qui trancheront le débat.

Le Canada s’est construit une image de promotion du respect des droits humains. Ce traité aura un impact sur la vie des Canadiens et Canadiennes en plus d’engager le Canada avec des crimes d’État atroces: des assassinats, des enlèvements, menaces de mort, etc. Stephen Harper clame haut et fort qu’un tel traité améliorera les conditions des droits humains. Je vois très mal comment donner plus de force à un gouvernement qui viole systématiquement les droits humains peut améliorer les choses. En fait, Stephen Harper nous montre son vrai visage : il est prêt à tout pour favoriser son idéologie, voire bafouer les droits humains et la démocratie.

Les libéraux auront donc un choix à faire : se démarquer des conservateurs et bloquer ce traité ou se plier devant Stephen Harper et porter la responsabilité des conséquences de ce traité en Colombie comme au Canada.

David Lanneville
Cellule Thomas Sankara(section locale du PCQ à Sherbrooke)

PS: Ceci était une lettre ouverte de ce camarade qui est également délégué du Regroupement Autonome des Jeunes en Colombie.

Que fait Charest avec notre argent?

Après le scandale de la caisse de dépôt et les autres cas de mal-gérance, voilà une autre preuve que la gestion de notre argent faite par le gouvernement Charest ne bénéficient pas à la collectivité québécoise, mais bien à une minorité…

Jean Charest aime avoir beaucoup d’attachés politiques autour de lui …Savez-vous combien de personnes sont rattachées au personnel politique du bureau du premier ministre Jean Charest, ainsi qu’aux bureaux des différents ministres de son gouvernement ? Savez-vous également combien tous ces directeurs de cabinet, attachés politiques, attachés de presse et autre personnel de soutien coûte au total aux contribuables québécois ?

Au total, il y aurait présentement un grand total de 467 personnes, toutes cataloguées comme faisant partie du personnel politique rattachés au bureau du premier ministre ou de l’un des 26 ministres membres du gouvernement. Tout ce beau monde coûterait, au niveau de la masse salariale, 26.4 millions de dollars. De ce chiffre, il faut retenir que le bureau du premier ministre coûterait à lui seul la somme de 4 millions de dollars. Autre détail : pendant que le gouvernement prétend ne plus avoir autant d’argent qu’avant, la masse salariale de tout ce personnel, elle, ne cesse de grandir. Dans les seules deux (2) dernières années, cette masse salariale a bondi de 15%. Finalement, vous serez heureux aussi d’apprendre que 17 de ces attachés politiques bénéficient d’une dérogation spéciale leur permettant de gagner plus que le maximum permis selon les échelles salariales prévues pour de tels postes au sein de la fonction publique. Ainsi, et en principe, un directeur de cabinet aurait droit, à compter du 1er avril, à un salaire annuel maximal de 116 549 $. Mais quatre d’entre eux touchent déjà une rémunération supérieure à ce chiffre… Quelle générosité de la part de notre premier ministre !

Parti Communiste du Québec

Exclusif: La droite dégringole et la gauche perce!

Le dernier sondage CROP-LaPresse qui a été réalisé ce mois-ci vient enfin de dévoiler ses résultats qui vont dans la même lignée que ceux du sondage de janvier dernier. Bref, la droite dégringole et la gauche perce! Il semble que le budget déficitaire et médiocre du PLQ, le scandale de la caisse de dépôt et les autres résultats que donnent l’ordre actuel des choses plaisent de moins en moins à la population.

Les libéraux auraient chutés à 33% d’intentions de vote au Québec(dont 27% chez les francophones, 64% chez les anglophones, 34% dans la grande région métropolitaine, 34% aussi dans la grande région de Québec et 33% dans les régions).

Les péquistes de Pauline Marois auraient 40% d’intentions de vote au Québec(dont 48% chez les francophones, 3% chez les anglophones, 38% dans la grande région métropolitaine, 34% dans la grande région de Québec et 45% dans les régions).

Les adéquistes n’auraient plus que 10% d’intentions de vote au Québec(dont 11% chez les francophones, 7% chez les anglophones, 8% dans la grande région métropolitaine, 18% aussi dans la grande région de Québec et 11% dans les régions).

Et la surprise finale..

Québec Solidaire aurait doublé son score en ayant obtenu 8% d’intentions de vote! Belle progression qui se répartie quasi-également que ce soit chez les anglophones ou les francophones, à Montréal, en région ou à Québec. Preuve que la gauche est un alternative et ce non-seulement sur le Plateau!

Le Parti Vert pour leur part obtienne 7% des intentions de votes ce qui est une belle augmention également.

Pour finir, à la question êtes vous vraiment insatisfait du gouvernement Charest 58% des interrogés répondent maintenant Oui et seulement 37% Non.

Sur ce, que la lutte continue!

Olivier Lachance
Pour le Mouvement des Jeunes Communistes du Québec

George Galloway interdit de séjour au Canada

Le gouvernement conservateur et l’Agence de sécurité frontalière du Canada ont interdit à George Galloway, député britannique d’extrême gauche, de venir séjourner ici sans motif valable. M. Galloway est un politicien britannique progressiste qui n’a pas peur d’affirmer son désaccord avec les guerres impérialistes ainsi que son admiration pour la révolution cubaine et les acquis de se peuple. Il a été démocratiquement élu sous la bannière du parti RESPECT, organisation d’extrême gauche en Angleterre qui est reconnue pour s’être notamment opposée à la guerre en Irak. Par ailleurs, l’interdiction décrétée par le fédéral il y a quelques jours est un geste inacceptable allant à l’encontre de la liberté d’expression et des valeurs démocratiques non-respectées par le gouvernement Harper et la droite en général. Par conséquent, le MJCQ(tout comme Québec Solidaire et d’autres organisations) dénonce publiquement cet acte insensé et invite la population à faire de même. Il ne s’agit pas ici d’appuyer inconditionnellement les propos de M. Galloway, mais de respecter la liberté d’expression afin que les canadiens et les québécois puissent eux-mêmes juger des avis de cet homme.

Solidairement,

Olivier Lachance
Pour le Mouvement des Jeunes Communistes du Québec

Un budget qui nous enfonce dans la crise dit Amir

Québec, le 19 mars – « Parler de ce budget comme d’un plan de relance relève de l’imposture, quand on pense que la semaine passée M. Charest annonçait rien de moins qu’une « véritable révolution du développement durable .  Où est la révolution alors que la presque totalité des sommes investies pour la relance avaient déjà été annoncée l’automne dernier ? Est-ce que le développement du Québec peut devenir durable sans imagination et sans nouvelle mesure ? s’est interrogé le député de Mercier Amir Khadir, en réaction a budget présenté par la ministre de Finances Mme Jérôme-Forget aujourd’hui.

« M. Charest a bel et bien les deux mains sur le volant mais c’est surtout pour mieux persister sur le même chemin qui nous enfonce plus profondément dans la tempête », a lancé le député de Mercier Amir Khadir, en réaction a budget présenté par la ministre de Finances Mme Jérôme-Forget aujourd’hui.

Des hausses de tarifs désolantes

« Des milliards de dollars de ce budget viendront augmenter directement les revenus des entreprises. En contrepartie, très peu de ce budget viendra augmenter le revenu ou le pouvoir d’achat des familles de travailleurs et des faibles revenus, s’est insurgé Amir Khadir.

« Ce qui est encore plus désolant, c’est que la ministre des Finances promet des hausses de tarifs et de la TVQ pour 2011, soit au plus fort de la crise, lorsque que des milliers de travailleurs et de travailleuses supplémentaires auront perdu leur emploi.  C’est un non-sens. Ce gouvernement fait encore le mauvais choix, au mauvais moment.

«  Plutôt que de faire payer le prix du retour à l’équilibre budgétaire par la classe moyenne et par les plus démunis de notre société, le gouvernement devrait lutter contre l’évasion fiscale et mettre en place une véritable politique de redevance sur les ressources naturelles  pour regarnir les coffres de l’État.  Au lieu de quoi, Mme Jérôme-Forget a choisi d’accorder des congés fiscaux de 5 ans sur les redevances des puits de gaz naturel en Gaspésie et dans le Bas St-Laurent.  De porteurs d’eau, la ministre des Finances veut que nous devenions maintenant des porteurs de    gaz. »

Des solutions solidaires pour un Québec plus vert

« La révolution verte tant souhaitée par M. Charest dans son discours inaugural n’aura manifestement pas lieu.  Ce n’est certainement pas les quelques 8 millions de dollars que l’on veut consacrer en soutien à la recherche et au développement de nouvelles technologies qui vont rendre le Québec plus vert.

« Pour un Québec plus vert et plus solidaire, nous avons besoin d’investir des centaines de millions dans le transport en commun, en efficacité énergétique, dans les énergies renouvelables.  Il faut également soutenir de façon beaucoup plus vigoureuse l’économie sociale, qui, rappelons-le, emploie déjà des milliers de personnes, dont beaucoup de femmes au Québec.  Enfin, nous devons dès maintenant augmenter le salaire minimum à 10,40 l’heure », a conclu le député de Mercier.

Québec Solidaire

À propos de la bataille des Plaines..

L’idée de reconstituer la bataille des Plaines d’Abraham a engendrée de vives réactions qui n’ont pas tardé à transformer le tout en une important controverse. Craignant alors que certaines personnes hostiles à cet évènement en viennent à utiliser la violence, les organisateurs de la Commission des champs de bataille nationaux ont rapidement décidés de renoncer au projet. Cependant, même si l’annonce faite par la CCBN semble mettre un terme au conflit, un problème de fond demeure et une grande partie de la population est toujours non-éclairée quant au pourquoi de se litige et ce, malgré les revendications des camps impliqués.

Au début, il s’agissait pour la CCBN d’une occasion en or pour attirer les touristes et divertir la population québécoise à l’aide d’un événement à connotation historique, mais pour d’autres, il était impensable que l’on puisse commémorer de la sorte la prise de Québec par les armées anglaises en 1759. Dès lors, le débat a prit forme à savoir si oui ou non l’on devrait faire une reconstitution historique de la bataille des Plaines d’Abraham.

Si il ne s’agissait que de ça, il aurait été intéressant d’avoir une telle activité dans la ville de Québec car l’histoire se doit d’être enseigné objectivement dans les livres, mais aussi dans la vie quotidienne grâce à divers moyens plus ou moins originaux comme une reconstitution. Ce n’est pas parce que l’époque Duplessis est une période sombre pour le Québec qu’il faut mettre un trait sur cette dernière. Certes il n’y a rien à célébrer, mais il est tout de même primordial de s’en rappeler et de l’enseigner de toutes les manières possibles pour que l’on arrive à comprendre ce que c’était vraiment. C’est un moment déplorable pour plusieurs qui est en fait le triste résultat de la conjoncture de l’époque, mais c’est aussi une période auxquels les Québécois ont finis par tourner le dos. C’est le triomphe éphémère du conservatisme puis les débuts de la Révolution tranquille en guise de réponse à cette grande noirceur.

Comme cette parcelle de l’histoire du Québec, il est important de prendre conscience de ce qu’était réellement la bataille des Plaines d’Abraham(en la mettant dans son contexte et en l’analysant) pour la comprendre davantage et être apte à l’expliquer. À l’époque, les deux puissances en expansion qu’étaient la France et l’Angleterre s’amusaient à se faire des guerres ici et là afin de mettre la main sur des ressources, de la main d’œuvre et des positions stratégiques. C’est ce qu’on appelle le colonialisme. Lors de la guerre de 7 ans, la France (qui se servait d’une partie de l’Amérique du Nord pour s’y bâtir une colonie) eut quelques altercations assez violentes avec l’Angleterre ici même au Québec (anciennement la Nouvelle-France). La bataille des Plaines d’Abraham est un de ses derniers épisodes. Elle ne dura qu’une vingtaine de minutes et s’est conclue avec la victoire des armées britanniques. Mais peu de temps après, des troupes françaises qui étaient non-loin de là ont réussies à repousser les Anglais et les assiéger. En Europe cependant, la France s’apprêtait à capituler pour ensuite donner la colonie que nous étions à l’Angleterre. Cela leur permettrait donc de préserver en échange quelques îles des Antilles(qui se révoltent enfin aujourd’hui) plus avantageuses pour les dirigeants français qu’un vaste territoire nordique. C’est ainsi que les colons et les autochtones de la Nouvelle-France passèrent de la juridiction française à anglaise. Les Britanniques avaient certes plus « d’ambitions » pour le Canada qu’en avaient les Français. L’oppression et l’exploitation qu’ils exercèrent ici fût des plus sauvages, mais n’empêche que ce qui devrait constituer une véritable humiliation pour les Québécois aujourd’hui ce n’est pas la défaite des Français lors de la bataille des Plaines que certains veulent recréer, mais bien le fait que pendant toutes ces années, nous n’avons pas su être un peuple souverain alors que toutes les nations devraient l’être par souci de démocratie, de liberté et d’égalité.

Il ne faut donc pas s’en tenir qu’à cet argument puisqu’il relève du nationalisme bourgeois, pensée réclamant plus d’autonomie pour un peuple sous des prétextes nationalistes simplement pour favoriser le développement de sa propre bourgeoisie(classe minoritaire et dominante aujourd’hui représentant les dirigeants politiques et économiques). L’indépendance du Québec est une nécessité faisant partie d’une importante lutte menée pour se libérer des vestiges du colonialisme(donc du fait qu’un peuple est subordonné par les dirigeants d’un autre peuple), mais aussi de notre propre bourgeoisie afin de créer un État québécois souverain et socialiste où le peuple aura un véritable pouvoir décisionnel sur les affaires collectives tant au niveau économique que politique. C’est ainsi que le Québec et les autres nations libres en devenir se retrouveront sur le même pied d’égalité et défendront les intérêts de la majorité qu’ils forment entant que travailleurs. Cela favorisera inévitablement la solidarité et la coopération au détriment des intérêts particuliers de ceux voulant profiter des autres, c’est-à-dire de la bourgeoisie et ses alliés dans un système capitaliste.

Par conséquent, lorsque l’on va au-delà du nationalisme bourgeois et que l’on comprend la nécessité de faire la lutte de libération nationale dans le cadre d’une révolution prolétarienne(des travailleurs), le véritable problème qui existe au sein de ce projet de reconstituer la bataille des Plaines c’est qu’il vient d’un organisme fédéral et qu’il est parrainé par des personnalités à tendance conservatrice prêchant en faveur de l’unité canadienne. Ces derniers auraient facilement pu se servir des commémorations pour faire de la propagande mensongère fédéraliste comme ils l’ont déjà fait dans le passé. L’idée de faire un bal masqué lors de cet événement n’ayant rien de festif témoigne du fait qu’ils ne veulent que profiter de l’occasion pour faire accepter aux Québécois leur soumission à un État colonial et un système capitaliste. Or, si reconstitution il y a, ce doit être organisé par les Québécois(d’où l’importance que les Plaines d’Abraham soient redonnées au Québec et qu’un organisme provincial représentant la population prenne en charge le projet) en collaboration avec les Anglais et les Canadiens dans le seul but de montrer la bataille sous son vrai jour avec l’impact qu’elle eût dans l’histoire de nos peuples.

Bien que certaines personnes aient portées un jugement semblable, beaucoup d’autres ont à l’inverse sautés trop rapidement aux barricades sous des prétextes opportunistes et nationalistes sans prendre le temps de nuancer leurs propos et de faire une analyse de fond du conflit, emportant avec eux des membres et la réputation du mouvement souverainiste. Entant qu’indépendantistes et pour le bien de la cause, il serait préférable à l’avenir d’avoir des positions claires et réfléchis avant de partir au front.

Olivier Lachance

Crise économique: 7 propositions de QS pour le budget!

Montréal, le 23 février – Dans le cadre des consultations pré-budgétaires du gouvernement, le député de Mercier Amir Khadir rencontrait aujourd’hui la ministre des Finances Mme Jérôme Forget pour lui présenter les 7 propositions budgétaires de Québec solidaire. « J’ai indiqué à Mme Jérôme-Forget que pour sortir de la crise, le Québec aurait besoin de mesures beaucoup plus vigoureuses que celles qu’elle a présentées jusqu’ici et qu’elle devrait changer de logiciel de pensée en ce qui concerne l’économie. La crise est la preuve par quatre que le laissez-faire face au marché ne fonctionne pas ! », a déclaré Amir Khadir en point de presse. Le plan de sortie de crise de Québec solidaire propose un équilibre entre développement économique, justice sociale et protection de l’environnement. « Il est temps de dépasser les réflexes traditionnels qui consistent à investir massivement dans le béton, en faisant peu de cas de l’environnement. Nous proposons plutôt des investissements massifs dans l’économie sociale, qui génère déjà plus de 120 000 emplois à travers l’ensemble des régions du Québec et représente un chiffre d’affaire plus important que celui de l’industrie aérospatiale. « Nous proposons également de développer le transport en commun, à travers l’ensemble des régions du Québec. En plus de créer des emplois, ces investissements permettront au Québec de franchir une étape de plus dans la réduction de sa dépendance au pétrole », a poursuivi Amir Khadir. Au total, Québec solidaire propose sept avenues prioritaires de sortie de crise. En plus des mesures déjà mentionnées, ajoutons la création d’un vaste chantier de logements sociaux, l’amélioration du programme d’efficacité énergétique du Québec, la diminution de 12 % du ratio élèves/enseignants au niveau primaire et secondaire, la majoration des prestations d’aide sociale, et une hausse du salaire minimum à 10,50 $ de l’heure. Le député de Mercier a enfin vigoureusement invité la ministre des Finances à annoncer un moratoire sur tous les projets d’infrastructures en partenariat public-privé. « La preuve est maintenant faite que les PPP sont inefficaces et coûtent plus cher au contribuable », a conclu Amir Khadir.

Pour consulter les mesures proposées: cliquez ici

Québec Solidaire