Un complot dévastateur
Réponse à ” Profiter de la hausse de l’essence” paru dans le journal Trait d’Union, écrit le 1 mai 2008.
http://www.letraitdunion.com/article-208773-Profiter-de-la-hausse-de-lessence.html



Il est impératif que la population réagisse à la hausse du coût de l’essence. Toutefois, ce n’est pas en se plaignant des hausses incessantes mais bien en diminuant la demande pour cette ressource dont nous sommes dépendants, et en augmentant la demande pour les alternatives.
L’éthanol n’est pas une alternative viable. La publicité est de plus en plus présente et fait état de l’aspect « écologique » de celle-ci. Par contre, très peu est cité quant à la façon de procéder afin de créer l’éthanol. La matière première étant le maïs (ce qui pourrait être remplacé par n’importe quelle céréale ou matière qui est constitué d’amidon), la demande provoque une hausse de la production, donc l’utilisation des terres à cette fin unique. Comme une bonne partie de l’agriculture gravite autour de celle-ci, le prix des céréales monte en flèche et c’est grâce à cela que le coût du pain et tout autre aliment fait à base de céréale est en hausse également. C’est simple, la demande étant plus élevé, plusieurs agriculteurs réalisent que c’est une mine d’or à exploiter afin d’obtenir le plus de profit possible.
Le gouvernement Canadien offre également une exemption de taxes de 0,10$ par litre d’éthanol et les différentes provinces établissent leur propre façon d’attirer les producteurs vers cette avenue, plutôt que la production à des fins alimentaires. La plantation et l’entretient nécessitent de grandes quantités de pesticides, la distillation demande du gaz naturel, etc. Dans l’ensemble, ce n’est pas mieux pour l’environnement et la survie de l’humain.
L’hydrogène est considéré comme étant la ressource de l’avenir. Les américains et le gouvernement Bush poussent littéralement sur l’implantation de ce système mais il n’en demeure pas moins que l’ensemble est soutenu activement par les grandes pétrolières, alors qu’ils tentent de s’imposer de nouveau. Selon eux, il est impératif de maintenir la population dépendante d’une ressource dont ils sont les distributeurs. En matière de production, l’hydrogène pollue presqu’autant que l’essence, et est aussi, sinon plus dangereux à extraire. Encore une fois, c’est une ressource épuisable, tout comme le pétrole et le gaz naturel…donc sujet à des hausses.
C’est alors que nous pensons à la voiture électrique, dont la présence existe depuis les années 20. Malheureusement, la population est tenue à l’écart de cette technologie propre par un complot géré à la fois par les gouvernements et les grandes pétrolières. Soyons clair, il serait possible de faire l’aller-retour Montréal – Québec, deux fois…pour moins de 9,00$, soit moins de 15 cents le litre. La technologie développée de nos jours, permet une autonomie de 800 kilomètres avant d’avoir besoin de recharger la voiture. C’est en soi beaucoup plus que le besoin réelle d’une grande partie de la population. Le mythe de la voiture qui ne peut dépasser 50 kilomètre/heure, est depuis longtemps dépassé mais Transport Canada refuse l’accès à la route à ces véhicules, pour des raisons toujours aussi nébuleuses. Il y a même plusieurs constructeurs au Canada, dont un au Québec, qui a déclaré devoir déménagé sa production en un autre endroit car il était impossible pour lui d’amener ses voitures sur le marché Québécois ou même Canadien, dût à l’entêtement du gouvernement. Ce sont encore une fois, des emplois qui disparaissent au Québec, une technologie dont nous sommes tenus à l’écart et qui bénéficierait grandement à l’ensemble de la population. Le coût, me direz-vous? Pas plus cher qu’une voiture neuve. Et oui. De toute façon, aurions-nous réellement un problème à payer notre voiture plus cher, si nous n’avons plus les coûts et taxes excessifs reliés à l’utilisation de la voiture à essence? La visite au garage d’un véhicule électrique, se résume en une vérification de la batterie, ajustement des pneus et de la direction, possiblement de l’électronique en cas de problème. Plus de changement d’huile car le véhicule n’en a pas besoin, plus de changement de carburateurs et toutes ces autres pièces que nous devons faire changer de temps à autre. C’est un fait, l’économie toute entière, et l’environnement, en seraient bouleversés.
Non seulement elle est économiquement, écologiquement, technologiquement viable, mais en plus, d’après les commentaires des gens qui ont eu l’occasion de la conduire, la voiture électrique est fantastique et silencieuse. Ils ne voulaient tout simplement plus s’en séparé, alors que les grandes compagnies l’ont retiré de la circulation, entreposé et finalement détruite, alors qu’elle était encore tout à fait fonctionnelle. Ceci c’est produit dans les années 90, en Californie.
Pour de plus amples informations sur le sujet, je vous suggère de visionner le documentaire « Who killed the electric car » « Qui a tué la voiture électrique ».
Donc oui, nous devons modifier nos habitudes de vie et profiter de la hausse du coût de l’essence. Du même coup, nous devrions faire pression auprès du gouvernement afin d’avoir accès à cette technologie. Plusieurs bénéficieraient de celle-ci, si nous pensions pour une fois, à l’environnement et à la population, plutôt qu’aux profits des grandes pétrolières que nos gouvernements capitalistes supportent à bras ouverts.
Sabrina Perrault

De dénoncer l’attaque barbare de la Turquie est nécessaire, c’est l’ABC de l’internationalisme. Mais il semble que plusieurs personnes dénonçant cette attaque se préoccupent beaucoup plus de la violation du territoire iraquien que du sort des Kurdes eux mêmes. Ce à quoi la Turquie s’attaque est le PKK, c’est à dire le Parti des Travailleurs du Kurdistan. C’est le parti qui mène actuellement avec le plus de courage et de détermination la lutte de libération nationale kurde. Ce parti, qui a appelé aux armes les Kurdes de Turquie en 1984, est la pire épine dans le pied d’Ankara. Les Kurdes vouent à ce parti un grand respect car c’est le PKK qui a donné une portée internationale à la lutte de libération nationale kurde.



